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Drone Encore et toujours

Drone Encore et toujours

Une fois n'est pas coutume, je vous livre ici trois exellent articles de Xavier Berne pour  très intéressant sur le plan de la sécurité ou nous apprenons que les cameras routières & de surveillances sont habilitées à vous retirer votre permis tout comme les drones nouvellement acquis... A quand le recoupement avec Big Data afin de nous envoyer l'amende avant le délit ???  Enfin je vous les laisse découvrir mais n'hesitez surtout pas à vous abonner à ce site ou les journalistes font un travail magistral pour ... et bien pour ainsi dire rien !

Pour ceux que ça intéresse allez voir 

et La gendarmerie a testé des drones pour la verbalisation des automobilistes

ou Policiers et gendarmes auront accès aux données embarquées des véhicules

Prochaine étape : une étoile de la mort 
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Crédits : seregalsv/iStock

Préparez-vous à voir circuler dans les airs les drones de la Gendarmerie nationale. Les forces de l’ordre s’apprêtent en effet à déployer une flotte de multi-rotors destinés à remplir de nombreuses missions : appui lors de manifestations, d’opérations sensibles, et même lutte contre l’insécurité routière...

L’appel d’offres lancé l’été dernier par la Gendarmerie nationalerévélé dans nos colonnes, était donc loin d’être anodin. L’institution nous a confirmé qu’elle avait l’intention de déployer progressivement d’ici 2017 une flotte de drones, comme l’indiquait hier Le Figaro. « Les premiers appareils, plutôt sophistiqués pour un poids d'à peine deux kilos et facturés 50 000 euros pièce avec leur système de télépilotage, seront livrés fin février pour une mise en service dès le mois prochain », expliquent nos confrères.

À l’époque, les forces de l’ordre cherchaient à acquérir une demi-douzaine de « micro-drones haut de gamme », et entre 19 et 30 « micro-drones grand public » – de type DJI Phantom. Si les militaires refusaient de préciser le champ d’action de ces appareils, Le Figaro affirme que ceux-ci serviront dans le cadre d’opérations de maintien de l'ordre : « Le micro-drone devrait permettre d'offrir une vue en profondeur de la zone d'action en survolant les voies, les lignes de crête ou les barres d'immeubles afin de débusquer à distance d'éventuels casseurs et de détecter des obstacles, comme des barrages de poubelles ou de voitures, voire des pièges incendiaires ou des engins explosifs improvisés comme peuvent en confectionner des manifestants violents ».

Ils seront également utilisés à titre expérimental afin d’améliorer la sécurité routièreconformément à ce qu'avait annoncé Manuel Valls fin 2015 : repérage à distance des franchissements de lignes continues, le non-respect des distances de sécurité ou bien encore les demi-tours non autorisés.

Pas question donc de sanctionner les excès de vitesse. Les images prises par le drone devraient être renvoyées vers la tablette d’un opérateur, qui pourra ordonner aux motards d’intercepter le contrevenant. La Gendarmerie nationale insistait toutefois il y a peu sur le caractère « prématuré » de l’utilisation des drones dans le domaine de la sécurité routière, preuve que les vols à venir feront avant tout figure de tests.

Publiée le 04/02/2016 à 18:30

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La préfecture de police de Paris s’équipe en drones

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Crédits : nojerflet

Après la Gendarmerie nationale (cf plus haut), c’est au tour de la préfecture de police de Paris de lancer un appel d’offres en vue de l'achat de drones. L’institution est intéressée par deux multi-rotors destinés à des missions d’observation, pour un montant avoisinant les 430 000 euros.

Comme nous l’annoncions en août dernier, les expérimentations menées par les autorités de la capitale depuis 2014 (avec du matériel de location) ont été jugées suffisamment concluantes pour que les pouvoirs publics décident d’acheter leurs propres appareils. L’appel d’offres de la préfecture de police de Paris, ouvert jusqu’au 10 mai, vise ainsi à « l’acquisition de mini-drones professionnels », à leur « maintien en condition opérationnelle » pendant deux ans (pièces de rechange, etc.) et à la formation des télépilotes.

Plus précisément, l’institution recherche un système d’ « aéronef télé-piloté à décollage vertical » muni d’au moins six moteurs électriques. Chaque drone devra disposer d’au moins deux modes de vol (l’un manuel, l’autre automatique – par exemple pour un retour d’urgence sans intervention du pilote), tout en étant capable de voler « à une vitesse d’au moins 10 m/s en mode manuel et 5 m/s en vol automatique ». Une autonomie de trente minutes minimum est par ailleurs exigée.

La masse à vide des appareils ne devra pas dépasser les dix kilos. Il faudra dans le même temps que les drones puissent emporter « une ou plusieurs charges utiles d’un poids total de 3 kilogrammes », les autorités voulant embarquer différentes caméras (haute définition, thermique...). Ces drones sont en effet destinés à être utilisés « en extérieur pour des missions de surveillance aérienne à basse altitude », nous apprend l’appel d’offres.

Des drones discrets, capables de lire des plaques d'immatriculation

Si la préfecture de police de Paris reste assez discrète à ce sujet, de nombreux indices sont disséminés : la caméra 720p devra « être munie d’un zoom optique d’au moins X10 » et « permettre une bonne vision de nuit (exemple : matériel de type NightShot ou doté d’un amplificateur de lumière, etc.) ». Les forces de l’ordre demandent à titre d’illustration à ce qu’il leur soit possible « de lire une plaque d’immatriculation normalisée à une distance d’au moins 50 mètres et à une altitude de vol de 30 mètres sur un véhicule à l’arrêt ». Une précision loin d’être anodine à l’heure où l’État commence à expérimenter des drones dans le domaine de la sécurité routière...

On imagine cependant que c’est vers d’autres misions que ces appareils seront essentiellement dirigés : surveillance de rassemblements ou de manifestations sportives (Euro 2016...), envoi en tant qu’éclaireur lors d’opérations plus dangereuses, etc. L’appel d’offres indique à cet égard que le dispositif devra être « de taille réduite et relativement compacte », afin d’être « facilement transportable » – notamment dans un sac à dos. Le tout est d'ailleurs tourné vers la discrétion : « Le système est conçu de sorte qu’il soit difficilement détectable de façon auditive, ainsi que par les moyens de détections thermique et électromagnétique lorsqu’il évolue à 100 mètres de hauteur au-dessus du sol. Sa propulsion électrique lui confère un faible niveau de bruit, le rendant très discret. » Un parfait camouflage.

drones préfecture police paris

Si la préfecture de police de Paris ne fixe pas de manière contraignante le nombre d’appareils qu’elle attend, l’institution précise néanmoins à titre « indicatif » que deux systèmes complets (drone, station de vol, pièces de rechange, etc.) seraient les bienvenus. Idem pour le prix : un montant de 429 600 euros TTC est fourni, à titre simplement indicatif.

Publiée le 29/03/2016 à 10:10

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La Gendarmerie Nationale achète une vingtaine de drones

Le gendarme et le droneur 
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Crédits : MarioGuti/iStock/Thinkstock
JUSTICE

La Gendarmerie Nationale vient de passer un appel d’offres afin d’acquérir au moins une vingtaine de drones. Ces appareils devront être discrets et posséder des caméras au zoom puissant, probablement en vue de missions d’observation.

Le ministère de l’Intérieur a donc publié hier un appel d’offres visant à « la fourniture de micro-drones au profit de la Gendarmerie Nationale, le maintien en condition opérationnelle des micro-drones acquis, et la formation pour la fonction de télé-pilote ». En clair, les forces de l’ordre sont prêtes à mettre la main à la poche pour s’offrir des drones, mais veulent également l’accompagnement qui va avec – en particulier en termes d’instruction des agents.  

Au total, ce sont au moins 23 appareils qui devraient ainsi être achetés par la Place Beauvau. Il s’agira uniquement de « quadri-rotor à décollage vertical » (contrairement aux drones à voilure fixe, qui ressemblent à de petits avions) et à propulsion électrique. L’avantage ? Cela permet de faire des vols stationnaires. Dans le détail, le tout se décompose en deux lots :

  • La Gendarmerie cherche tout d’abord à acquérir entre 4 et 6 « micro-drones haut de gamme ». Ces appareils devront disposer de modes de vol manuel et automatique, l’objectif étant de permettre le « suivi d’un plan de vol constitué de points de passage (waypoints) mis en place lors de la préparation de mission ». Les autorités demandent d’autre part à ce que l’autonomie de ces drones soit d’au moins 20 minutes et qu’en termes de vitesse, ils soient capables de réaliser un aller/retour d’un kilomètre « en moins de deux minutes ». Ces engins devront bien entendu embarquer une caméra à même d’enregistrer et de retransmettre des images.
  • La Gendarmerie veut ensuite acheter entre 19 et 30 « micro-drones grand public ». Les forces de l’ordre souhaitent une fois de plus des appareils ayant un mode automatique, une caméra,... mais n’ont plus d’exigences spécifiques en matière d’autonomie ou de vitesse.

Des drones manifestement tournés vers des missions d'observation

Reste toutefois une question : à quoi serviront ces drones ? L’appel d’offres ne le dit pas clairement, mais plusieurs indices ont été laissés par la Place Beauvau. Un « zoom minimum de X10 » est par exemple requis pour ces appareils, le pilote étant par ailleurs censé « pouvoir zoomer de manière continue afin de faciliter les tâches de détection, reconnaissance etidentification ». Chaque drone devra en outre être de « taille réduite et compacte, facilement transportable et très discret ». Les gendarmes veulent en effet des appareils qui soient difficilement détectables « de façon auditive, ainsi que par les moyens de détection thermiques et électromagnétiques ».

Autrement dit, il s’agit d’autant de qualités appréciées lors de missions d’observation (de manifestations, d’opérations plus risquées, etc.). Contactée, la Gendarmerie Nationale n’a pas souhaité nous en dire davantage dans l’immédiat. Rappelons toutefois que la Préfecture de police de Paris a mené l’année dernière des expérimentations, qui visaient justement à essayer des drones en vue d’acquisitions futures (pour en savoir plus, voir notre article). 

Publiée le 23/06/2015 à 17:40
Xavier Berne

Journaliste, spécialisé dans les thématiques juridiques et politiques.

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