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Etes-vous atteint de nomophobie & de FOMO

Etes-vous atteint de nomophobie & de FOMO

LA NOMOPHOBIE : NOUVELLE NÉVROSE DU XXIÈME SIÈCLE

Rédigé par Claire Schneider pour  et complété par mes soins
Dernière mise à jours le 22/06/2015

Nomophobie téléphone portable

Si vous ne pouvez pas vous passer de votre téléphone portable pendant une journée, que vous vérifiez toutes les 3 minutes l’écran de votre mobile et que vous dégainez votre smartphone à la moindre interrogation, pas de doute, vous êtes atteint de nomophobie ! Cette nouvelle névrose du XXIème siècle a été révélée par différentes enquêtes : tous accros au portable ?

Le mot est laché, Nomophobie est une contraction de l’expression “No mobile phobia” et elle n'est apparu que très récement dans le dictionnaire des pratitiens. Rendez vous compte que :

66% des adultes auraient peur d’être privés de leur smarphone.

Deux enquêtes lèvent le voile sur cette nouvelle névrose du 21ème siècle. La première, réalisée auprès d’un millier d’utilisateurs par une société britannique spécialisée dans la sécurité des mobiles, révèle que deux tiers (66%) des sondés s’avouent « très angoissés » à l’idée de perdre leur téléphone mobile, et surtout plus de trois quarts (76%) des jeunes de 18 à 24 ans. 40% des personnes interrogées indiquent même posséder deux téléphones portables !

 

L’autre sondage, réalisé par la société Mingle auprès de 1500 utilisateurs, montre que 22% des Français jugent « impossible » de passer plus d’une journée sans leur portable. Et ils sont 34% chez les 15-19 ans. A peine moins « addicts » que les Anglais, les Français sont tout de même 49% à affirmer qu’ils pourraient y survivre sans difficulté.

 

Nos internautes ne sont pas en reste… à la question « Pensez-vous pouvoir vous passer de votre téléphone portable pendant trois jours ? », vous êtes plus de 20% à avouer ne pas pouvoir vous passer de votre mobile, branché 24h sur 24 !

 

Tu captes ? T’as un chargeur à me dépanner ?

Les accros au téléphone portable ont désormais un nom, les nomophobes ! Lorsque l’on voit les « barres » de réseau diminuer, la 3G disparaître ou la batterie faiblir, les sueurs froides commencent… ce sont là les premiers symptômes de ce que l’on appelle désormais la nomophobie (pour no-mobile phobie), et qui consiste à angoisser à l’idée d’être privé de téléphone portable. Une crainte en progression de 13% par rapport à 2008.

Si le phénomène a débuté avec les SMS qui rendaient accros –surtout les ados-, il s’est considérablement amplifié avec l’arrivée des smartphones.

 

Smartphone : du bon comme du mauvais…

Mais comment ne pas être dépendant d’un outil qui nous facilite tant la vie ? Retrouver son chemin, choisir un restaurant dans le coin, regarder les prochaines séances de ciné ou jeter un œil sur Facebook dans la salle d’attente du dentiste… il y a tant à faire !

 

Pour autant, certains s’insurgent contre cette dépendance, à l’instar de l’écrivain Phil Marso, qui a lancé les journées sans portable dont la 12e édition s’est tenue en février dernier, et dont le but est de prendre de la distance vis-à-vis du précieux outil qu’est aujourd’hui le smartphone. Car malgré tous les avantages cités précédemment, les inconvénients n’ont pas tardé à se faire sentir… Vie professionnelle qui déborde plus facilement sur la vie privée du fait d’être joignable tout le temps, et même pire : 12% des mamans américaines âgées de 18 à 35 ans auraient pour habitude d’utiliser leur smartphone en plein acte sexuel !

 

Et vous ? Etes-vous nomophobe ? Pouvez-vous vous passer de votre téléphone portable ? Quelles sont les limites que vous vous posez ?

Par Claire Schneider
********************

Oublier son téléphone portable est la hantise de beaucoup de personnes. Nous sommes tellement habitués à avoir ce petit objet en permanence avec nous que l’idée même d’en être séparé nous fait trembler. 

Robert Clayton, doctorant à l’université de journalisme du Missouri, a décidé d’étudier cette peur pas comme les autres, comme le rapporte Le Monde. Dans une étude publiée le 8 janvier et intitulée ”The Impact of iPhone Separation on Cognition, Emotion and Physiology”  (“L’impact de la séparation d’avec son iPhone sur la cognition, l’émotion et la physiologie”), Clayton montre que la nomophobie a des réelles conséquences.

Une augmentation de l’anxiété

Comme l’explique Science Daily, les résultats de l’étude se basent sur un test réalisé par 208 étudiants qui pensaient simplement devoir essayer un nouveau tensiomètre. L’épreuve se déroulait en deux parties. Pour la première, les élèves ont gardé leur téléphone pendant qu’ils effectuaient un puzzle de mots. Ensuite, les chercheurs ont prétexté que le Bluetooth des portables causait des interférences et ont demandé aux étudiants de s’en séparer pour la deuxième partie du test.

Les résultats sont assez significatifs. Dès lors qu’ils ont été privés de téléphone, les élèves ont vu leur rythme cardiaque s’accélérer et leur pression artérielle ainsi que leur anxiété augmenter. Leur performance a elle aussi diminué puisqu’ils ont trouvé moins de mots durant la deuxième partie de l’épreuve alors qu’ils avaient complété sans difficulté le premier puzzle. Une participante s’est même levée pour répondre à son iPhone durant l’expérience.

L’iSelf est le nouveau “moi”

Cette étude est l’occasion pour Clayton de montrer que le téléphone fait aujourd’hui tellement partie de nos vies qu’il est devenu “une extension de nous-mêmes“. Autrement dit, nous avons un “iSelf”, “un soi connecté”. Quand on oublie ou perd notre portable, nos repères sont changés et nos performances mentales sont touchées :

Les résultats de notre étude montrent que les téléphones portables peuvent devenir une extension de nous-mêmes telle que lorsque l’on est séparé de l’objet, on ressent une diminution de notre “moi” et un état physiologique négatif.

La nomophobie est également associée à la FOMO (Fear of Missing out). Cette expression désigne l’angoisse d’être déconnecté et de manquer les événements, les conversations qui ont lieu sur les réseaux sociaux par exemple et qui sont l’occasion d’interagir socialement. Et quand on sait selon l’étude que les jeunes âgés de 18 à 24 ans envoient en moyenne 109 textos par jour et plus de 3200 par mois, cette obsession de la connexion permanente ne semble pas vraiment prête de s’arrêter.

Voici d'ailleurs ce qu'en dit 

A Taïwan, le mois dernier, les parlementaires ont proposé de mettre une amende aux piétons qui traversent le nez rivé sur leur téléphone. © Reuters

Quand vous allez à la plage, emmenez-vous votre téléphone portable ? Ne pas arriver à vivre sans son mobile, ça a un nom. Ça s'appelle la nomophobie.

Les professionnels parlent pour le moment de tendance phobique. La dépendance comprend trois étapes :

  • l’usage intensif,
  • l’abus (être toujours rivé à son écran, et à son oreillette)
  • et l’addiction (impossible de s’en passer).

Ces comportements sont très vrais chez les ados mais aussi chez de nombreux adultes, dont le nombre ne cesse d’augmenter.

Le téléphone devient une prolongation de la main et lorsqu’on le perd, la perte est vécue comme irréparable. Cela s’explique par le fait que le portable nous relie aux autres et à notre univers : amis, conversations, agendas, jeux, photos… Le perdre revient donc un peu à perdre sa maison et à risquer de voir son intimité violée.

ÉCOUTER L’ÉMISSION disponible jusqu'au 23/12/2016

Des lors on comprend mieux les actions du styles:

Journée Mondiale sans téléphone mobile

L’écrivain Phil Marso, l’instigateur des Journées Mondiales sans téléphone portable (6, 7, 8 février) propose de sensibiliser les usagers à se responsabiliser dans les lieux publics. Il vient d’éditer trois autocollants humoristiques illustrés par le dessinateur Tartrais.Plus de renseignement ici.

Files : nomophobie FOMo

2 Commentaires

    • Avatar
      Patreon
      janv. 14, 2018

      Je viens de découvrir une nouvelle phobie. Merci pour l'article

    • Avatar
      Patreon
      janv. 14, 2018

      Mais j'avoue que c'est une phobie de plus en plus généralisée. Patreon

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